6 Juil 2026, lun

Frais bancaires : jusqu’à 250 € prélevés lors d’une saisie

A hand examining a credit card agreement on a wooden desk, highlighting financial review.

Une enquête inédite de l’Union nationale des associations familiales (Unaf) publiée ce mercredi met en lumière une pratique bancaire controversée : les frais de saisie sur compte peuvent atteindre jusqu’à 250 euros, même lorsque la procédure échoue faute de fonds suffisants.

Avec près de 20 millions d’actes de saisie prévus en 2025, cette problématique touche un nombre croissant de ménages français déjà fragilisés par l’endettement. Les banques appliquent des tarifs qui varient considérablement d’un établissement à l’autre, sans réelle justification selon l’association de consommateurs.

Le mécanisme est simple mais dévastateur pour les personnes en difficulté financière. Lorsqu’un créancier obtient une autorisation de saisie sur compte bancaire, la banque prélève automatiquement des frais bancaires abusifs pour traiter l’opération. Ces frais s’ajoutent à la dette initiale, créant un cercle vicieux pour les familles déjà surendettées.

L’Unaf dénonce particulièrement le fait que ces frais soient prélevés même lorsque le compte ne contient pas suffisamment d’argent pour honorer la saisie. Dans ce cas, le client se retrouve doublement pénalisé : sa dette reste impayée et il doit en plus régler des frais bancaires qui peuvent représenter plusieurs centaines d’euros.

Cette situation soulève des questions sur la protection des consommateurs bancaires et l’équité du système financier français. Les associations de défense des consommateurs demandent une réglementation plus stricte et un plafonnement de ces frais qui pèsent lourdement sur les budgets les plus fragiles.

Face à ces pratiques, les experts recommandent aux personnes confrontées à des difficultés financières de se rapprocher rapidement des services sociaux ou d’associations spécialisées dans le surendettement. Des solutions existent pour négocier avec les créanciers et éviter l’accumulation de frais bancaires supplémentaires.

L’enquête de l’Unaf devrait relancer le débat sur l’encadrement des frais bancaires en France, un sujet régulièrement évoqué par les autorités de régulation mais qui peine à aboutir à des mesures concrètes protégeant efficacement les consommateurs les plus vulnérables.